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A ce stade, une consultation en néphrologie est
demandée.
Hématurie microscopique
L'hématurie microscopique constitue habituellement
une découverte fortuite. En Suisse, un dépistage systématique est effectué
au cours de la scolarité obligatoire et chez
les appelés du contingent. Son origine reste souvent indéterminée malgré
les examens (20 à 40 % des cas restent inexpliqués après un bilan
classique).
La définition
de l'hématurie microscopique varie selon les auteurs :
- 2-9 hématies par champ à un grossissement 400x
- 8-13 hématies/ml d’urine non centrifugée
- CHUV : 5 hématies /chp 400x
Bandelette urinaire réactive
Sensibilité
: 91-100 %
Les bandelettes sont capables de détecter l'hémoglobine de 1 à 2 globules
rouges, ce qui entraîne des faux positifs.
Spécificité
: 65-99 % (la myoglobine et l'hémoglobine libre sont détectées).
Valeur prédictive négative
: ~ 100%.
Dans ces conditions, une bandelette négative
permet d'écarter une éventuelle hématurie tandis qu'une bandelette positive
nécessite une confirmation par un examen du sédiment urinaire.
Prévalence
de l'hématurie dans la population générale
Les chiffres que l'on peut trouver dans la littérature sont
très variables. L'âge, le sexe, le type de population considéré et la
méthodologie de l'étude expliquent ces variations (tableau 1), mais en
moyenne, on peut l'estimer à 5 - 9 %
de la population.
| Population |
Prévalence (%) |
Auteur |
| Enfants |
0,7 (filles) et 0,1 (garçons)
1,0 - 4,0 (filles et garçons) |
Dodge et al. (1976)
Vehaskari et al. (1979) |
| Jeunes adultes |
Recrues masculines de
l'armée (18-33 ans)
: 5,2 |
Froom (1984) |
| Adultes de plus de 50 ans |
13 (hommes et femmes)
13 (hommes) et 14 (femmes)
2,5 (hommes, âge non spécifié)
4 (hommes 40 - 90 ans)
13 (hommes)
18 (hommes) |
Mariani et al. (1989)
Mohr (1986)
Ritchie (1986)
Thompson (1987)
Messing (1989)
Britton (1989) |
| Adultes de plus
de 75
ans | 13
(hommes) et 9 (femmes) |
Mohr (1986) |
Tableau 1. Prévalence de l'hématurie microscopique isolée.
Hématurie microscopique isolée (HMI)
Définition
: le mot -clé est isolée.
Le patient est asymptomatique, sa protéinurie inférieure à 150mg/24h. il n'y
a a pas de leucocyturie et la fonction rénale est normale.
Pendant des années, la démarche diagnostique
« classique »
face à une HMI a consisté à soumettre le patient à une batterie
d'examens complexes et coûteux : urographie intraveineuse, échographie,
scanner, cystoscopie, cytologie urinaire…
Cette approche est
- invasive
- complications médicales (réaction anaphylactoïde au produit de contraste)
- coûts élevés
- rendement discutable.
HMI
transitoire ou permanente
L'hématurie transitoire est provoquée par :
- un effort physique intense
- l' activité sexuelle dans les 48 heures précédant l'examen
- les menstruations
- un traumatisme mineur…
- des néoplasies.
Il importe donc d'éliminer par l'anamnèse les causes banales ou
physiologiques avant de se diriger vers un possible cancer.
D'autre part, on sait aujourd'hui qu'une hématurie transitoire
a une signification clinique comparable à celle d'une hématurie
permanente. Elle exige le même diagnostic
différentiel (origine glomérulaire ou non).
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